août 2007 04/08/2007

août 2007

Plus d'un mois depuis le dernier post...il est loin le temps ou je postais tous les matins, où je PRENAIS ce temps/cet ESPACE pour MOI...Me serais -je perdue entre -temps, à force de "rencontrer" , de me disperser, de m'oublier...peut-être ais-je pu penser un instant que le réel pouvait m'envelopper, me recouvrir...Me faire disparaître à moi-même (quand je dis Me: c'est moi et l'autre:ce corps anarchique qui ne connaît aucunes règles et ne se soumettra jamais)...

J'ai surement l'espace d'un moment, d'une lune voilée, d'éclats dans d'autres yeux,dans une suractivité permanente jusqu'à la rupture ...VOULU/AIME y croire...

et puis de rencontres en rencontres , j'ai aimé croire, y croire, que des liens se tissaient, que les liens étaient possibles voire éternels...

Aujourd'hui ceux ci prennent l'aspect de vielles photos en noir et blanc teintées de nostalgie, d'espoirs fous refoulés, de tendresse amorcées /désamorcées...oui les liens existent éphémères comme la photographie, juste un instant dans un espace, pas plus , pas moins...juste réapprendre à les prendre comme cela, sans continuum, les uns à côté des autres, certains clos/délaissés/abandonnés ...d'autres perdurant  un peu plus...ambiguïté...désir...certains forment une toile en pointillé dans l'obscurité de mon cœur.....why?...

11h45: la photographie est impossible en ce moment, je reviens à mon expression première: l'écriture, car elle s'organise, les mots ont des liens entre eux...espèrent l'éternel...les photos n'espèrent rien, elles constatent, elles expriment ...ce qui fait de nous des êtres humains; notre espoir de rencontrer vraiment / tout en sachant que ce sera toujours impossible et incomplet...notre solitude est la seule constante...

alors de cette solitude personnelle et universelle , on essaye de laisser des traces, imparfaites, parcellaires, des états de nous à un moment donné,soumis à la traduction infidèle des mots , à des instantanés  Polaroid, des états effacées au moment même où on les dit, où on les shoote...l'impermanence et l'instabilité restent nos seuls guides...

Ce matin je me suis remise sur mon ordinateur,j'ai relu mon projet, regardé les photos , je voulais parler de tout cela, de ce mois qui s'est passé entre bonheur de rencontres fortes , légèreté de corps qui essaient de se trouver...militantisme et refus du communautarisme...entre douceur et violence/ compréhension et agression...de la perte en masse des liens , de la nécessité de partir sans se retourner parfois, de la difficulté d'être dans ces pertes...tout ceci s'est dilué, a été submergé par un chaos de mots accolés les uns aux autres...Contradictions...liens...non-liens...acceptation...

photos PRE/POST UEEH:

webblog_post_ueeh_2007.jpg

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