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samedi, novembre 1 2014

Exposition " Destroy genders or Fucking genders : Pour une société non binaire" + présentation du livre à Forcalquier

Dans le cadre du festival " Rose ou bleu, je ne choisis pas! Le genre comme mode de domination" du 18 au 29 novembre 2014, à Forcalquier et aux alentours:

  • Une soirée de présentation / projections/ débats autour du livre " La Cissexualité, ce douloureux problème: quand les minorités viennent nommer et questionner la norme" sera organisée le vendredi 21/11/2014, à partir de 18H30, caves à Lulu, Forcalquier

La rencontre sera suivie d'un repas/ apéro à prix libre

Informations sur le livre:

http://naiel7.wix.com/naiel#!le-livre-la-cissexualit-ce-douloureux/c1uij

https://www.facebook.com/cisgenre

  • L’exposition " " Destroy genders or Fucking genders : Pour une société non binaire" sera exposée dans le cadre d'une exposition collective, du 22/11/2014 au 29/11/2014.Vernissage de l'expo collective le 22/11/2014 à 18H , espace Boris Bojnev et caves à Lulu, Forcalquier

2014_expoCOLLECTIVE_FORCALQUIER_FG-aplatie6WEB.jpg

Infos sur l'exposition ( en français):

http://www.naiel.net/Fucking_cadre.htm

Exposition en espagnol, allemand et anglais ici:

http://blog.naiel.net/index.php?post/2009/10/15/videos-de-Na%C3%AFel

Informations sur le festival :

http://laboitearessort.com/Home_Page.html

Programme du festival:

https://www.facebook.com/media/set/?set=a.10205392997694572.1073741849.1538242185&type=1&l=7b8687440f

Un entretien avec Aurélie de l’association, la boite à ressort, et Flo du collectif Agate Armoise et Salamandre qui nous présente l’esprit du festival « Rose ou bleu je ne choisi pas ! Le genre comme mode de domination » qui se tiendra du 18 au 29 novembre dans le pays de Forcalquier.

http://www.esgourdes.net/2014/11/04/presentation-du-festival-rose-ou-bleu-je-ne-choisi-pas/1151


mercredi, juillet 7 2010

Interview pour chronic'art- rubrique QUEER-JE? 07/07/2010

Interview pour chronic'art- rubrique QUEER-JE? 07/07/201

l'interview telle qu'elle est en ligne:

http://www.chronicart.com/queerje/queerje_070710.php



Je me permets de mettre sur mon blog l'interview en intégralité, car trop longue pour le format de Chronic'art, bien que je l'ai réécrite 3 fois.

Questions de Cyril Lener

Entretien Naïel Lemoine, photographE, féministE et queer.

Par Cyril Lener/Chronic’art/Rubrique Queer-Je ?

naiel freaks

1 – Présentez-vous. Quelle est votre démarche artistique ?

Je m'appelle Naïel, je suis photographE féministE1 ,militantE, Queer, et plein d'autres choses...:)Mais je suis, avant tout unE individuE qui aime et utilise la photographie comme moyen d'expression et de résistance...

Je ne saurai rentrer dans aucune case, identité fixe qui me constituerait comme sujet...je “suis” post identitaire...

Je peux, dans un souci de luttes et de visibilité,et selon l'espace/temps présent, revendiquer certaines identités politiques comme identité non binaire et mouvante, AssignéE Female To Unknow..( FTU).“not a girl”, "not a boy”,just an another “gender”,transgenre, genderqueer, pédéE, gouinE...

Comme je pense que les mots sont importants et que nous y mettons toutEs des sens très différents, je souhaiterai qu'on lise non mes définitions de queer, féministe, genre,.., mais ce que je mets sous et sur ces mots en expliquant d'où je me situe, quels courants de pensées ont pu m'influencer et dans quel contexte particulier je les utilise ou non : tout ceci est disponible ici:

http://blog.naiel.net/index.php?post/2009/04/02/Intervention-Du-31-mars-dans-le-cours-alternatif-langagen-Pouvoir-et-ideologies-ILPGA-Paris-III-sur-Destroy-Genders-or-fucking-genders

Naïel n'est pas le prénom qui m'a été assigné à la naissance, je l'ai construit comme je construis mon corps, ma personne quotidiennement en tentant de déconstruire les normes qui m'ont faitE advenir en tant que sujet.

Naïel est un prénom construit et politique. Il est le fruit de la contraction de Nat-il/el qui est un prénom construit et choisi, comme peut l'être cette p… de binarité des sexes et des genres qu'on pense "naturelle" et qui régit notre société. Naïel est là pour vous rappeler qu'il n'y a pas de nature dans ce système binaire seulement des constructions sociales, politiques, culturelles...qui divisent en deux l’humanité afin de légitimer le sexisme , l’oppression d’une catégorie par une autre, les « Normes »…et toutes les discriminations et violences qui s’exercent sur des personnes dites a/normales.]2

La photographie est pour moi un outil privilégié au service de ce que je souhaite exprimer.

Je fonctionne essentiellement par projets et non par images choc, bien qu'un de mes terrains privilégiés soit les manifestations et la vie de tous les jours,et des photographies sans mise en scène.

J'essaye dans ma démarche et notamment pour “fucking genders” de ne pas “assigner” les personnes à une image fixe et non voulue de leur part. J'essaye de pas tomber dans le piège d'« un discours sur »et de laisser la place « à un discours de » ( chaque personne a pu se mettre en scène, s’autodéfinir sur un schéma , ainsi qu’expliquer comment ellE se positionnait à un moment donné par rapport au binaire, au genre)….Même si cela passe par le filtre de mon regard...

je n'ai pas une démarche particulièrement esthétique : l'émotion que mes images peuvent créer prime sur la “ beauté” , le côté “joli”...

J'ai une une préférence pour le noir et blanc , je ne sépare pas la photo dite “traditionnelle” argentique des autres modes de production d'images, ni ne les hiérarchise.

Ce qui me touche émotionnellement m'inspire, cela peut être un paysage un visage, une injustice....

J'aime aussi les errances dans des “no humans'Land” en compagnie de mon appareil.

2- Au niveau du langage, en quoi l’usage d’Internet permet-il la construction d’identités dénormées, dégenrées ?

Le concept même d'identités dégenrées ou dénormées, me pose déjà question.
Quand une nouvelle identité se crée, se visibilise elle produit et entretient ses propres normes, qui peuvent être en rupture avec les normes majoritaires mais qui peuvent aussi produire de nouvelles injonctions dans des milieux /contextes très particuliers... je préfère pour des raisons personnelles parler d'identités politiques ( ce qui n'a pas le même sens que de parler d'identité ) alternatives. Ces identités politiques alternatives ne se sont pas créées avec internet, internet par sa capacité à faire circuler de façon très rapide un flot important d'informations ( pas toujours pertinentes d'ailleurs) a permis de relier aux quatre coins du monde des personnes qui essayent de ne pas rentrer dans les normes binaires via les forums, les réseaux sociaux, les groupes....

En ce qui concerne le langage, beaucoup de personnes avant l'arrivée du Web 2.0, s'étaient déjà attelées à créer d'autres formes de langages, car le langage biaisé , produit et entretenu par le régime hétérosexiste ne permet pas de rendre compte des réalités que nous vivons.

La langue française étant extrêmement genrée, il reste difficile de la « dégenrer au quotidien »: par exemple, on peut utiliser le E majuscule que personnellement j'utilise tout le temps à l'écrit, il y a aussi le  « -e »( exemple: à la place de tous , on peut écrire tout-e-s), ces deux façons de dégenrer le langage sont issues des mouvements transpedegouines libertaires et féministes. Cela fonctionne à l'écrit et cela circule relativement bien, même si cela commence à dater , dans tous les réseaux informés, mais pas du tout à l'oral.

Un nombre importants de personnes ont aussi essayé de créer un autre langage en ce qui concerne les pronoms et l'injonction au  « il » ou au « elle » : iel, Yel,ilLE ( se prononce ilé)....Malgré internet et sa capacité à faire circuler ces pronoms différents, peu de gentes se questionnement quand on utilise le iel, ilLe, ou le E, le -e...

.Leur compréhension et leur utilisation restent confinées à certains réseaux , desquels ils ont du mal à sortir...

Il semblerait que la langue anglo saxonne présente moins de difficultés car moins genrée: en pronom on trouve souvent le « zhe » ou « sie », certainEs utilisent aussi le pluriel pour montrer que leur « identité » ne peut se décliner que dans la multitude ( « they »). En ce qui concerne les pronoms possessifs, on voit aussi fréquemment le « hir », qui est un mix de her et his...

Internet permet , mais je le répète dans un certain réseau, de faire circuler ces « tentatives de langages  degenrées » et pour ceulLes qui se retrouvent dans cette volonté de ne pas être genréE, d'y avoir accès assez facilement.
Cela permet peut être de voir/ de pouvoir penser que d'autres « identités » non conformes sont possibles , vivables, et de se/déconstruire/reconstruire plus rapidement qu'avant, parce qu'il existe déjà une visibilité...

Il est aussi possible de ne pas genrer les personnes , on peut au niveau des pronoms ne jamais utiliser le « il » ou le « elle », pour cela voir un article écrit pour les UEEH 2009 (http://blog.naiel.net/index.php?post/2009/08/29/Ne-pas-genrer-les-personnes-%C3%A0-priori.)

Pour avoir une idée de ce que peuvent être des UEEH :

http://www.ueeh.net/temp/

3- Dans le cadre de cette réappropriation par la langue, observez-vous des spécificités typiquement françaises dans la construction d’une post-identité et sa diffusion sur le réseau?

Je reprendrai la notion de construction d'une post identité par la notion de constructionS/déconstructionS/reconstructionS sans fin de post identitéS, car je pense que la multitude est une des manière de semer le trouble dans le système binaire.

Sur les spécificités françaises, j'en ai un peu parlé au-dessus, et je déteste parler de spécificités françaises dans cette société où l'identité nationale est reine. Peut -être parler de spécificités francophones, qui est plus lié à la langue utilisée qu'à une notion de frontières et d'état nation serait plus juste , le langage est important.

De plus je n'ai pas encore eu vraiment l'occasion de beaucoup voyager, et je pense qu'à l'intérieur de chaque langue, il y a des minorités qui créent un langage dégenré ( j'ai déjà parlé des pays anglo saxons) , par exemple en Catalan, le * ou le @ sont des manières de dégenrer une langue très genrée : elle devient ell*....

Je ne suis pas surE qu'il y ait des spécificités francophones et sa diffusion sur internet fonctionne mais ne pose pas forcement question , et donc est invisibilisée...

4- Plus globalement, quels outils de base où spécificités de la communication sur Internet vous paraissent les plus propices à la queerisation - déshétéronormalisation du genre dans la construction d’une post-identité ? ( de post identités);

Je vais être très brèvE sur le sujet, car je ne suis pas unE geekE. Je pense que déjà la création de réseaux sociaux, forums publics où dès l'inscription on ne vous oblige pas à cocher obligatoirement homme ou femme poserait d'emblée la possibilité ( même si je pense sincèrement que peu de gentes le remarqueraient) pour toutEs de penser la « dégenration » ( de pouvoir penser l'impensable , cette évidence de la binarité des sexes/genres). Et c'est loin d'être le cas actuellement...

5- Quel est le poids d’Internet dans l’accès aux médicaments et aux opérations relatives aux modifications du corps ?

Je rectifierai d'abord ta question: je vais plutôt parler du poids d'internet dans l'accès aux informations sur les possibilités de modifications corporelles. Et dans un contexte plus précis qui est celui des transidentités.

Je ne parlerai pas de médicaments non plus: un médicament fait en premier lieu référence au traitement d'une maladie. Or les personnes transidentitaires ( terme large pour éviter de reproduire les divisions internes au milieu trans) ne sont pas malades.
Et même si Bachelot, par un tour de passe passe a fait repasser la transsexualité dans une ALD hors liste,les personnes transidentitaires ne sont toujours pas , contrairement à ce qui a été largement diffusé par les médias, dépsychiatriséEs de manière effective:

pour avoir accès à une modification corporelle qu'elle soit hormonale ou chirurgicale en (f)rance, une personne doit toujours aller voir un psychiatre qui lui dit si elle est trans ou pas, selon leurs critères, qui restent basés sur le DSM- IV (   qui est juste le manuel de référence qui définit les troubles mentaux , rédigé par un collège de psychiatres américains et qui fait loi ici) et sur la CIM 10 ( classification internationale des maladies publiée par l'OMS) pour obtenir son papier qui certifie qu'elle est dysphorique de genre.
Tant que des psychiatres pseudos experts décideront pour nous, qui nous sommes et ce qui est bien pour nous, il n'y aura pas de dépsychiatrisation effective.

Après il est intéressant de noter que, seules les modifications concernant des zones dites « sexuelles » et pour certaines catégories de sexe, par la société hétéronormée soit soumises à l'aval de la psychiatrie. Se faire augmenter les seins quand on a été assignéE femelle à la naissance est une pratique de plus en plus courante, libre ( enfin si l'on évacue la pression de la société sur les normes de LA Femme d'aujourd'hui), se faire refaire le nez ne pose pas plus de problème....

La force d'internet a été de faciliter les échanges via de nombreux forums , de pouvoir discuter , d'avoir des photos, des idées de couts, et ainsi de pouvoir choisir ce qui est le mieux pour soi ( enfin en fonction de son niveau de vie bien sûr).
Un des forums où je suis alléE le plus souvent, pour des informations techniques mais surtout pour échanger avec des personnes ouvertes à des « parcours » différents, des transidentités différentes, a été celui de Lazz ( il n'est plus en service actuellement) et je ne retrouve pas les archives: ftmvariation ( le nouveau forum destiné au FTM pédés et à leurs partenaires se situe là: http://www.ftmvariations.org/forum/.
Il y a également ce forum avec des informations techniques de grande qualité:http://ftm-transsexuel.info/.

Ces forums en langue française ont permis de créer des réseaux en tous genres, et a grandement participé à l'émergence de la visibilité FTM en (f)rance, avant il fallait se rendre sur des sites anglophones ou aller frapper aux portes des associations.

Cela a aussi eu pour incidence des contacts plus virtuels, alors que les groupes d'auto support développés par certaines association trans restent des lieux plus « humains » pour discuter et échanger ( GAS ; http://www.outrans.org/spip.php?rubrique3).

Dans le même temps, je tiens à signaler que beaucoup de sites de body art, de performances artistiques( issues des performances des années 70) dans lesquelles les modifications corporelles sont la pratique artistique même, ont aussi émergé, et il existe des liens ou pas entre ces divers « milieux »

6- Le pouvoir politique semble complètement dépassé par la nature des évolutions généralement induites par Internet. Dans quelle mesure comprend-il l’illustration de du queer et de la post-identité sur le réseau ?

Le terme de pouvoir politique me semble très flou: de qui parle-t-on ? Du pouvoir politique qui sévit en ce moment en (f)rance? Autre part? Des politiques ?du politique ou de la politique, ce qui est différent.

D'une manière générale , je ne pense pas que le « pouvoir politique »( pour le coup j'y mets toutes les personnes qui gouvernent des pays), soit dépassé par internet, bien au contraire.

La circulation, par exemple de photographies sur les scènes de torture à Guantanamo, répondent à une logique et une volonté précise de légitimer un impérialisme américain et la guerre de façon plus générale au non d'une pseudo liberté qui définirait ce qui est humain de ce qui ne l'est pas, de quelles vies sont vivables , légitimes alors que d'autres vies ne le seraient pas ( car sauvages , barbares, ne répondant pas aux normes des sociétés dites modernes, et donc relayées à des sociétés inférieures d'un autre temps, qu'il faut éduquer ou détruire ( et là je fais très simple, la réalité est beaucoup plus complexe....).

Et c'est justement une des particularités des analyses dites queers ( mais aussi d'analyses féministes matérialistes ) de croiser les questions de classe , de genre, de race et de pointer de façon claire la colonisation qui continue de populations dites « barbares » par les sociétés occidentales dites modernes, mais je m'écarte un peu du sujet.

Je ne peux pas répondre à la deuxième question car le terme de pouvoir politique est trop vague et sans contexte.

Après qui voit, veut voir, comprend, les « illustrations » diverses « queer » , sincèrement je n'en sais rien, mais pour pouvoir à minima les comprendre encore faut-il être en lutte et prendre conscience du régime heterosexuel politique colonial et raciste qui nous a constituéEs en tant que sujets....

En ce qui concerne la photographie plus précisément, des artistes comme Del la grace Volcano, et beaucoup d'artistEs francaisEs aussi ( là je ne peux pas toutEs les citer, et il y a aussi toute la production artistique féministe à citer) qui comment à avoir un certain poids et qui peuvent arriver à toucher un public plus large.

Après, comme je l'avais écrit dans l'article pour la 10ème Muse (Dossier Genre, p19, la dixième Muse, n°37, mars/avril 2009.)

http://blog.naiel.net/index.php?post/2009/03/16/article-dans-la-dixieme-muse-N37-mars/avril%3A-dossier-genre,
il me semble important dans cette subversion de ne pas ériger via ces “productions” de “genres” “degenréEs”, de nouvelles normes, de nouvelles injonctions....à une nouvelle norme identitaire “queer” ou “freaks”.

La subversion que peut produire une image dans un certain espace/temps peut devenir une injonction dans un autre espace/temps et en tant qu'artistEs nous ne maîtrisons absolument pas les discours sur nos productions qui sont parfois l'inverse de ce que nous souhaitions montrer. C'est d'ailleurs un des aspects intéressants et parfois très agaçants de la multitude des diffusions d'images décontextualisées sur le net.

J Butler parle d'ailleurs, via l'analyse des discours de Susan Sontag et de la circulations des photos de scènes de torture à Guantanamo et Abou Ghraïb (

« Ce qui fait une vie:Essai sur la violence la guerre et le deuil ») des questions liées à l'image et de sa diffusion décontextualisée et donc de ses réceptions diverses.

7- Qu’est ce que le Destroy Genders/Fucking Genders ? Comment le diffusez-vous sur le réseau ? Et comment l’observez-vous se diffuser de lui-même ?

« Destroy Genders or fucking genders: pour une société non biniare » est un vaste projet qui combine photographieS, textes, et schémas ( et aussi vidéos); et qui je le reprécise à chaque fois, mais cela ne semble pas entendu, n'est pas une exposition sur les trans et les intersexes.

Elle questionne le genre et « l'ordre naturel des genres/sexes », dans ce sens , elle nous concerne toutEs.

Cette exposition n'est que la 4ème partie d'un projet plus vaste que vous pouvez lire sur mon ancien site ( en français):

http://naiel.net/

et sur le nouveau site bientôt à la même adresse en 4 langues. Les vidéos sont déjà en 4 langues ici:http://www.myspace.com/fuckinggenders

Toute la démarche de cette exposition est expliquée ici:

http://blog.naiel.net/index.php?post/2009/04/02/Intervention-Du-31-mars-dans-le-cours-alternatif-langagen-Pouvoir-et-ideologies-ILPGA-Paris-III-sur-Destroy-Genders-or-fucking-genders

Je tiens aussi à préciser que cette exposition date de 2007, et qu'en la faisant j'étais déjà dans d'autres réflexions comme toujours .

Comme pour touts mes expositions , je les présente d'abord dans un espace/temps réel ( pour celle-ci:cela a été le festival Cineffable 2007), ce qui était déjà un challenge en soi, car Cineffable est un festival non mixte lesbien.

Après, elle a été mise sur mon site personnel, puis j'ai aussi créé un myspace pour cette exposition là, car je ne pouvais pas mettre à jour mon site moi même, et aussi parce qu'à cette époque Myspace permettait de diffuser rapidement dans toute la (f)rance et hors de (f)rance, ce qui m'a permis de créer des liens avec beaucoup d'artistes notamment à Berlin.

Je l'ai également diffusée sur beaucoup de forums en (f)rance, les personnes qui ont aimé ont relayé , diffusé sur d autres espaces de la toile. Mais il faut au départ poster beaucoup et parfois on a l'impression de se vendre. Cela prend aussi énormément de temps et d'énergie, mais cela permet à des personnes qui n'ont jamais pu venir physiquement voir cette installation, de la voir au moins sur le net.

Maintenant, je suis beaucoup moins actifE par rapport à cette exposition sur le net, elle se diffuse ou pas d'elle même, j'ai parfois des mails d'insultes ou des mails de personnes qui me disent avoir été touchées et poussées à la réflexion par cette exposition.

Nous sommes en 2010, et j'ai fait beaucoup de choses en photographie avant et après « fucking genders », mais elle semble avoir marqué les gentes de par la haine ou l'intérêt qu'on peut me porter.

Pour tout ce qui concerne cette exposition vous pouvez trouver des réactions ( sur mon blog naielworkinprogress qui est en reconstruction aussi) , et un peu partout via google si vous tapez naiel ou fucking genders. Vous pouvez aussi trouver une brève analyse de ce que cette exposition a pu déclencher comme réactions et en retour comment elle est parfois devenue lourde à porter
...ainsi que les limites qui la constitue : penser l'impensable.

8- Vous êtes très actifE sur les réseaux sociaux (notamment Facebook et MySpace). Quelles spécificités d’interface des réseaux web 2.0 vous semblent les plus intéressantes dans l’appel à une autodéfinition de l’identité ? Quelles sont leurs lacunes ?

Le web 2.0 a permis au plus grand nombre de créer des blogs/sites sans avoir à taper du code, ce qui a démocratisé et multiplié le nombre de blogs/sites sur la toile. La possibilité de laisser des « comments » permet aussi d'avoir des retours et des échanges . Après il y a eu la mode myspace ( à l'époque où j'ai créée le mien en français, il fallait taper un peu de code quand même, il n'y avait pas de proposition en français d'interfaces graphiques modulables toutes prêtes), qui m'a permis de diffuser et de rencontrer virtuellement et parfois dans la vie des personnes intéressantes.

Mais sur la question de l'autodéfinition de l'identité et notamment sur la question des genres sur myspace et facebook ( qui est devenu le réseau social à la mode et qui est déjà dépassé par d'autres), il faut toujours cocher la case soit homme soit femme, ce qui ne permet pas de s'autodéfinir.

La binarité des genres/sexes est tellement inscrite comme une évidence ( et donc qui ne se questionne pas) qu'on la trouve également sur des réseaux sociaux.

Sur myspace , en plus, quand vous faites une recherche via google, la première information qui apparait en gros à coté de votre blog est FEMALE ou MALE...

.Facebook n'y échappe pas non plus même si on a le choix de paramétrer ce qu'on fait apparaître ou pas et donc de faire apparaître ou non sur sa page les deux catégories « femme » et « homme ». Mais pour s'inscrire, sur le site français ( je ne m'avancerai pas sur l'interface anglophone car je ne suis pas sûrE), vous êtes obligéEs de cocher homme ou femme.

Dans quelques réseaux sociaux , mais plus spécifiques à un intra réseau « queer », « transpédégouines », vous pouvez cocher autre chose ou ne rien cocher et ceci dès le formulaire d'inscription ( voir le réseau qu'a cité Kings queer). Mais ces réseaux sont souvent très confinés par choix ou non, et peu de gentes hors milieu TPG, féministes... les connaissent.

Pour ce que je connais des réseaux sociaux , ils ne permettent pas pour l'instant de s'autodéfinir et restent soumis au , produits par et entretiennent un régime politique binaire du genre/sexe.

Je signalerai aussi que toutes ces facilités induites par le web 2.0 ont un coût politique élevé:
l'acceptation du système capitaliste avec toutes les pages polluées par la publicité et l'utilisation de vos données personnelles à des fins commerciales au moins pire)...
Le militantisme existe aussi en informatique, les systèmes d'exploitation libres comme Linux et ses divers variations, les logiciels libres ( la suite open office et un tas de logiciels libres) sont utilisables et proviennent de réseaux coopératifs alternatifs..
.Pour une personne non geek comme moi, elles peuvent sembler difficiles d'accès au premier abord , mais le deviennent de moins en moins...

Certains réseaux ont intégré par choix militant ces outils informatiques alternatifs comme des listes ( sympa...) , des sites/blog ( ouvaton, poivron....) et sont de ce fait un peu plus difficiles à trouver sur le net.

9- Existe-il une particularité d’échange, de collaboration sur Internet entre photographes ou plus globalement d’artistes travaillant sur la question du genre, sa déconstruction ?

Je fréquente très peu le milieu des photographes, étant autodidacte, ce n'est pas toujours simple, mais oui il y a des projets qui existent ou ont existé, mais leur impulsion ne vient pas du net.

La queer factory ( le site n'est d'ailleurs plus en ligne, il reste des liens comme via le site de Cy Yung

http://cyjung.com/spip.php?article88

, les collaborations DIY ( « dykes rivers » qui ne se définit pas forcement comme queer et plein d'autres)…

http://www.dykerivers.com/

On découvre aussi des artistEs via le web qui travaillent sur ces questions, mais iels sont parfois dans d'autres réseaux que moi, dans des réseaux plus spécifiquement artistiques avec tout ce que le monde de l'art peut générer comme exclusions, questions de légitimité, de ce qui est art ou non...

CertainEs artistEs sont impliquéEs dans différents milieux, comme par exemple Tom de Pekin, Bogdan W rousseau....( iels naviguent dans le monde de l'art et dans d'autres milieux plus militants:

un collectif l'évadée expose d'ailleurs aux festival off d'Arles cette année « identity Lab »:

http://www.voies-off.com/index.php/fr/identity-lab

Après , ne fréquentant pas particulièrement le milieu de l'art , ni sur le net ni dans la vie, je ne suis pas très au courant des collectifs qui se créent, ni comment ils se créent.

10- Quelles sont les prochaines étapes que vous aimeriez atteindre dans votre démarche artistique et militante ? Quelles évolutions technologiques récentes ou à venir vous semblent les plus prometteuses dans l’atteinte de ce but ?

Les trois dernières années de ma vie ont été compliquées, de par ma vie personnelle (des déménagements successifs paris-Marseille-paris-marseille), de par mon engagement militant dans des groupes et dans la création de certains et des désillusions en tous genres qui vont avec, de par les violences internes aux dites « communautés » trans , queers..., et tout ceci entre autre ne m'a pas permis de me rendre disponible pour la photographie.

Pour le militantisme , ma réponse est claire , nette et définitive, en groupe c'est terminé pour moi sauf pour des occasions ponctuelles, car les luttes fragmentées, égotiques, des luttes où on ne peut plus parler librement et qui visent la formation de sujets homogènes sont devenues pour moi des pertes d'énergie, de temps sans compter le coût affectif.

Mon militantisme s'exprimera comme avant par mes projets photographiques, ou pas.

Sur ma démarche artistique, j'aimerai travailler plus sur des projets purement photographiques mais aussi sur des projets mélangeant différentes formes d'expressions. J'aimerai aussi participer à des collectifs mais ne plus être soumisE à la pression du monde militant.

J'ai déjà depuis 2007, un tas de photographies qui circulent sur le net, d'autres sont dans des disques durs, j'ai un travail énorme de tri à faire, et déjà une dizaine de projets écrits mais non réalisés.

  • - « Réfractaires au genre »

  • -un projet plus global sur l'antipsychiatrie, l'enfermement et le contrôle sur nos personnes

  • un travail en cours sur les questions Cyborg qui sera peut être exposé aux ueeh cette année si je l'ai fini à temps , ce qui semble mal parti.

La refonte de mon site web depuis novembre 2009 prend également beaucoup de temps, et je pensais en avoir fini avec « fucking genders » mais la possibilité de rendre les vidéos interactives va surement me pousser à retravailler les parties vidéos afin de les rendre plus attractives et moins indigestes.

Je repense actuellement aussi ma démarche artistique.

En résumé, je souhaite un peu de paix, même si de par ce que suis, je suis toujours en résistance, pour me consacrer à mes projets qui bien sur ne sortent pas de nulle part et questionneront ce qui me questionne.

Sur les avancées technologiques qui pourraient me permettre tout cela, je n'ai pas grand chose à dire, si ce n'est qu'elles ont un coût financier et que mon matériel actuel ne me permet plus de faire ce que je veux...

Pour l'instant, je n'ai pris aucun engagement en ce qui concerne des expositions, car j'ai besoin de repos et de me re/trouver, je pense juste pour la première fois de ma vie participer à un concours à Nice et retourner aux rencontre off d'Arles .

Je pense à terme aussi me rapprocher plus des »milieux » artistiques divers sur le net et dans la vie.

L'actualité de mes travaux peut se suivre via

www.naiel.net/

www.naiel.net.blog/

www.naiel.slide.com/

photos d'évènements militants

http://www.myspace.com/fuckinggenders

http://www.myspace.com/naiel13

http://www.facebook.com/naiel13

Mon Facebook est plus destiné comme l'était mon myspace à des informations à caractère militant.

  • ….

1

2Extrait de l'exposition Destroy genders or fucking Genders, Naïel, http://naiel.net/

dimanche, mars 7 2010

intervention à l'université de Bordeaux2 ,Vocation Sociologue, fucking genders à Bordeaux le 12 mars 2009

 

La société binaire comme système politique de régulation et de  contrôle des individuEs via l'injonction et l'assignation au genre/sexe: Présentation de l'exposition: "Destroy Genders or Fucking genders : pour une société non  binaire" par Naïel, artistE, post-identitaire ayant choisi de ne pas se définir ou de se définir  de façon variable , contextuelle et fluide  en tant "qu'identité politique"  comme FTUnknown, genderqueer, gouinE, pédéE...
+ débat "queer"et trans, "queers" et féminismes....comment lutter ensemble?

Le texte de mon intervention et tout ce que je n'ai pu dire à la fin se trouve ici:

http://blog.naiel.net/index.php?post/2009/04/02/Intervention-Du-31-mars-dans-le-cours-alternatif-langagen-Pouvoir-et-ideologies-ILPGA-Paris-III-sur-Destroy-Genders-or-fucking-genders

Les débats ont été filmés, peut-être sera-t-elle en ligne bientôt.


Liens annonçant l'intervention:

http://www.u-bordeaux2.fr/1267443515405/0/fiche___actualite/

http://www.facebook.com/profile.php?v=feed&story_fbid=1409965571920&id=1315900181#%21/event.php?eid=10150100231800137&ref=ts

http://www.animactus.u-bordeaux2.fr/

http://caphi.over-blog.fr/article-29216704.html






vendredi, décembre 11 2009

videos de Naïel

Mes vidéos sont ici en majorité

MyOwnPrivateGender sur Dailymotion


Les plus récentes sont ici en attendant la refonte de mon site

http://www.txy.fr/?p=12869

http://vimeo.com/user14724364



Destroy Genders or Fucking Genders : pour une société non binaire. V2

présentation courte pour la version video

Male, female ? Masculin, Féminin ?

Ce pseudo « ordre naturel des choses » a-t-il encore un sens ? N’y aurait –t-il pas autre chose au-delà du genre, qui serait encore « impensable », car sans mots ? En quoi la binarité des genres et des sexes est un système construit politiquement de contrôle des individuEs qui ne se fonde sur aucune donnée « naturelle » valable aujourd’hui ?

Pourquoi certaines « identités » se heurtent-elles de plein fouet à la binarité et ne peuvent s’y épanouir ?

Pourquoi cette violence ?

L’ordre Naturel des Choses serait-il le dernier tabou sans lequel la société risquerait de se désagréger ?

Comment certaines revendications transgenre et intersexes, sont, aujourd’hui ce qui peut permettre de remettre en question ces vieux fondements non naturels de notre société, du masculin et du féminin ?

Ce projet, par les portraits de 17 personnes, leur discours, …leurs révoltes... essaye de dire « l’indicible » :

Comment vivre dans des « identités » plus fluides, moins rigides… ?

- en refusant l’assignation forcée au genre et au sexe.

-En refusant de se soumette à l'injonction au genre et au sexe.

- en militant pour le droit à l’autodéfinition de son identité sans exclusion, psychiatrisation, pathologisation, oppression…

- en remettant en question l’Ordre Naturel des genres et des sexes.

Naïel le 31 mars 2008


http://vimeo.com/53702976

http://www.txy.fr/videos/naiel/DG-FG-FR.wmv

Destroy Genders or Fucking Genders : pour une société non binair


Destroying Genders or Fucking Genders : for A NO BINARY Society


Male, Female ? Masculine, Feminine ?

Does this pseudo « natural order of things » mean anything anymore ?

Isn't there something beyond gender, something which is still unthinkable because it is wordless ?

To what extent is the sex/gender binary a political system constructed to control individuals, without any « natural » basis ? >P> Why do some « identities » have to confront the binary norms in which they can't live fully ? Why this violence ?

Is the Natural order of Things the last taboo, without which society would be at risk of collapsing ?

How are some transgender and intersexed movements what could allow to question the old masculine/feminine foundations of our society ?
This project, through the portraits and self-descriptions of 17 persons, tries to speak the « unspeakable » :

How to live in less narrow, more fluid « identities »... ?

-by denouncing forced assignment to sex and gender.

-By denouncing forced injonction to sex and gender.

-by fighting for the right to self-identification without marginalization, psychiatrization, pathologization, oppression...

-by questioning the Natural Order of gender and sex.

Naïel, March 31st 2008

http://vimeo.com/71017394

http://www.txy.fr/videos/naiel/DG-FG-EN.wmv

Destroying Genders or Fucking Genders: for A NO BINARY Society



Destroy Genders or Fucking Genders : für eine nicht-zweigeschlechtliche Gesellschaft. Video der Fotoausstellung.DVD . PAL 48mn

männlich, weiblich ? Weiblich, Männlich ?
Hat diese pseudo „natürliche Ordnung des Dinge » noch einen Sinn?
Gäbe es nicht etwas anderes jenseits des Genders, das noch ‘undenkbar’, weil ohne Worte wäre? Inwiefern ist die Zweigeschlechtlichkeit der Gender und Geschlechter ein politisch konstruiertes Syste, der Kontrolle der Individuen, welches sich auf keine heut gültige „natürliche“ Gegebenheit gründet?
Warum ecken einige „Identitäten“ mit voller Wucht an die Zweigeschlechtlichkeit an und können sich in ihr nicht entfalten? Warum diese Gewalt? Wäre die natürliche Ordnung der Dinge, das letzte Tabu, ohne das die Gesellschaft von ihrer Zersetzung bedroht wäre? Wie sind es heute einige Transgender- und Intersexuellen-Forderung, die es erlauben diese alten nicht-natürlichen Fundamente unserer Gesellschaft des Männlichen und Weiblichen in Frage zu stellen?
Dieses Projekt, durch die Portraits von 17 Personen, ihre Diskurse,… ihre Revolten… versucht das „Unsagbare“ zu sagen:Wie kann man in fließenderen, weniger starren“Identitäten“ leben…?
-indem die erzwungene Zuweisung zu einem Gender und einem Geschlecht verweigert wird.
-Indem man ablehnt, sich l' zu unterbreiten; Befehl am Gender und am Geschlecht.
 -indem für das Recht auf Selbstdefinierung seiner Identität ohne Ausgrenzung, Psychiatrisierung, Pathologisierung, Unterdrückung… gekämpft wird -indem die natürliche Ordnung der Genders und der Geschlechter in Frage gestellt wird.

Naïel 31 März 2008


http://vimeo.com/55256286
http://www.txy.fr/videos/naiel/DG-FG-DE.wmv

Destroy Genders or Fucking Genders : für eine nicht-zweigeschlec

-Destroy Gender o Fucking Genders : por una sociedad no binaria

part 1

Vídeo de la exposición de fotos. DVD. PAL 48 min.


Hombre, mujer? Masculino, Femenino?
Tiene aún sentido este pseudo “orden natural de las cosas”? No habrá otra cosa más allá del género, que es aún impensable, por ser innombrable?
En qué el binarismo de géneros y sexos es un sistema construido políticamente para el control de l*s individu*s que no está basado en ningún hecho “natural” válido hoy en día?
Porqué algunas “identidades” chocan de lleno con el binarismo y no se pueden desarrollar? Porqué esta violencia? Será El Orden Natural de las Cosas el último tabú sin el cual la sociedad está en peligro de desintegración?
Cómo pueden hoy en día algunas reivindicaciones transgénero e intersex, poner en cuestión estos viejos fundamentos no naturales de nuestra sociedad, lo masculino y lo femenino?

Este proyecto, a través de los retratos de 14 personas, sus discursos…sus revueltas…intenta decir lo “indecible”:
Cómo vivir desde “identidades” más fluidas, menos rígidas…?

-Rechazando la asignación obligatoria al género y el sexo.
--Denunciando la prescripción forzada al género y el sexo.
-Luchando por el derecho a la auto-definición de la propia identidad sin exclusión, psiquiatrización, patologización, opresión…
-Poniendo en cuestión el Orden Natural de los géneros y sexos.

Naïel, 12/09

you can read it completely here
http://www.myspace.com/fuckinggenders
soon in spanish here for the pictures exhibition:




http://naiel.net/

http://www.txy.fr/videos/naiel/DG-FG-SP.wmv

lundi, août 31 2009

la version 2 en francais Video de mon exposition version 2 Destroy Genders or Fucking Genders: Pour une societe non binaire.

la version 2 en francais Video de mon exposition version 2 Destroy Genders or Fucking Genders: Pour une societe non binaire.VERSION 2



 elle est destinée à faire circuler cette exposition dans les festivals de films décalés expo ici: 

 http://naiel.net/

Le projet y est en entier

 http://www.myspace.com/fuckinggenders

 le projet V2 y est en entier en anglais... Si vous souhaitez diffuser ce film ou faire circuler expo photos, vous pouvez me contacter.

 Merci et bon visionnage

Naïel

autres endroits pour visionner la video:

http://www.txy.fr/videos/naiel/DG-FG-FR.wmv

Destroy Genders or Fucking Genders pour une société non binaire 2 francais from Naiel on Vimeo.

La version 2 en francais Video de mon exposition version 2 Destroy Genders or Fucking Genders: Pour une societe non binaire.VERSION 2

Destroy Genders or Fucking Genders : pour une société non binaire V2

présentation courte pour la version video

Male, female ? Masculin, Féminin ?

Ce pseudo « ordre naturel des choses » a-t-il encore un sens ?

N’y aurait –t-il pas autre chose au-delà du genre, qui serait encore « impensable », car sans mots ?

En quoi la binarité des genres et des sexes est un système construit politiquement de contrôle des individuEs qui ne se fonde sur aucune donnée « naturelle » valable aujourd’hui ?


Pourquoi certaines « identités » se heurtent-elles de plein fouet à la binarité et ne peuvent s’y épanouir ?
Pourquoi cette violence ?

L’ordre Naturel des Choses serait-il le dernier tabou sans lequel la société risquerait de se désagréger ?


Comment certaines revendications transgenre et intersexes, sont, aujourd’hui ce qui peut permettre de remettre en question ces vieux fondements non naturels de notre société, du masculin et du féminin ?

Ce projet, par les portraits de 17 personnes, leur discours, …leurs révoltes... essaye de dire « l’indicible » :

Comment vivre dans des « identités » plus fluides, moins rigides… ?

- en refusant l’assignation forcée au genre et au sexe.

-En refusant de se soumette à l'injonction au genre et au sexe.

- en militant pour le droit à l’autodéfinition de son identité sans exclusion, psychiatrisation, pathologisation, oppression…

- en remettant en question l’Ordre Naturel des genres et des sexes.

Naïel le 31 mars 2008


elle est destinée à faire circuler cette exposition dans les festivals de films decales

expo ici: http://naiel.net/

Le projet V2 y est en entier http://www.myspace.com/fuckinggenders

le projet V2 y est en entier en anglais...

Si vous souhaitez diffuser ce film ou faire circuler expo photos, vous pouvez me contacter.

Merci et bon visionnnage

Naïel

short presentation for the video version Destroying Genders or Fucking Genders : for A NO BINARY Society VERSION 2

ENGLISH : short presentation for the video version Destroying Genders or Fucking Genders : for A NO BINARY Society VERSION 2

WEBphotos_Morgane_DVD_ENGLISHnb.jpg
: Male, Female ? Masculine, Feminine ?
Does this pseudo « natural order of things » mean anything anymore ?
Isn't there something beyond gender, something which is still unthinkable because it is wordless ?
To what extent is the sex/gender binary a political system constructed to control individuals, without any « natural » basis ?
Why do some « identities » have to confront the binary norms in which they can't live fully ?
Why this violence ?
Is the Natural order of Things the last taboo, without which society would be at risk of collapsing ?
How are some transgender and intersexed movements what could allow to question the old masculine/feminine foundations of our society ?
This project, through the portraits and self-descriptions of 17 persons, tries to speak the « unspeakable » :
.-
How to live in less narrow, more fluid « identities »... ? -by denouncing forced assignment to sex and gender.
-By denouncing forced injonction to sex and gender.
-by fighting for the right to self-identification without marginalization, psychiatrization, pathologization, oppression...
-by questioning the Natural Order of gender and sex.
Naïel, March 31st 2008

you can read it completely here

soon in english here for the pictures exhibition: http://naiel.net/
elle est destinée à faire circuler cette exposition dans les festivals de films decales
expo ici: http://naiel.net/
Le projet y est en entier
http://www.myspace.com/fuckinggenders
le projet V2 y est en entier en anglais...
Si vous souhaitez diffuser ce film ou faire circuler l'expo photos, vous pouvez me contacter.
Merci et bon visionnnage
Naïel
http://www.txy.fr/videos/naiel/DG-FG-EN.wmv

Destroy Gendes or Fucking Genders: for a no binary society english V2 from Naiel on Vimeo.

Destroy Gendes or Fucking Genders: for a no binary society english V2


Destroying Genders or Fucking Genders : for a no binary society.

Video of the exhibition. DVD. PAL 48mn

Male, Female ? Masculine, Feminine ?
Does this pseudo « natural order of things » mean anything anymore ? Isn't there something beyond gender, something which is still unthinkable because it is wordless ?
To what extent is the sex/gender binary a political system constructed to control individuals, without any « natural » basis ?
Why do some « identities » have to confront the binary norms in which they can't live fully ? Why this violence ? Is the Natural order of Things the last taboo, without which society would be at risk of collapsing ? How are some transgender and intersexed movements what could allow to question the old masculine/feminine foundations of our society ?
This project, through the portraits and self-descriptions of 17 persons, tries to speak the « unspeakable » :
How to live in less narrow, more fluid « identities »... ?
by denouncing forced assignment to sex and gender.
By denouncing forced injunction to sex and gender.
by fighting for the right to self-identification without marginalization, psychiatrization, pathologization, oppression...
by questioning the Natural Order of gender and sex.

Naïel, June 2009

This video is under creative commons license, if you want to circulate the exhibition photos or video in the best quality you can contact me here: naiel [at] naiel.net
It is intended to disseminate the exposure in film festivals offset, DIY or not but give rise to commercial use.
The entire project exposure photographs, texts and drawings of people here:
naiel.net/

draft version 2 is an integer in French and English here:
myspace.com/fuckinggenders/

Videos in English, French, German and Spanish are here:

dailymotion.com/MyOwnPrivateGender/

or here soon

vimeo.com/user14724364

All my new work here as well as essential information on exhibitions:

blog.naiel.net/

thank you and good viewing

dimanche, novembre 11 2007

réactions à Cineffable ; "queer" et mon projet photo

NEW: accueil global du projet à Cineffable:

alors pour l'accueil reçu à Cineffable:
N'ayant cette année qu'une photo de prête sur 170 en juin, j'ai bataillé ferme avec la commission expositions pour que je sois acceptéE mais cela tient plus au fait que rien n'était prêt.
étant donné que cela fait la 5eme fois que j'expose à Cineffable et pour 4 fois sur la question des genres , les "lesbiennes" commencent à être  habituées.
Sauf que pour la première fois, c'était les books de 14 personnes très différentes : il y avait seulement 5 trans donc 2 FTM, 3 MTF non binaires, unE "transgenre " ( moi) 4 lesbiennes (dont une fem) 2 personnes bisexuelles , 1 personne intersexuée, 1 personne QUEER....
Le but premier n'étant pas de montrer des identités et des corps "trans" mais une réflexion sur la "binarité de la société" et "comment les nouvelles revendications trans pouvaient remettre en compte ou non les normes de la société".
AVIS GÉNÉRAL:
J'ai été très vite débordéE par le nombre de personnes qui affluaient devant l'exposition. Le concept de prise en main des books forçait aussi à une prise en main des œuvres.
Donc beaucoup d’intérêt et de questions sur tout cela , certaines n'ayant jamais envisagé ce qu'étaient des identités trans ni surtout la condition des intersexes...
2 présentations publiques de ce projet avec petite info en fin sur les"nouvelles identités trans" et sur "l'intersexualité"...Il faut que des trans et des intersexes se bougent l’année prochaine pour faire des ateliers d'informations lors de ce festival car il y a une forte demande et une grande ignorance..
Le projet, les photos et l'installation ont reçu une très bonne critique générale avec pour beaucoup des réflexions à la suite.....très bonne chose...

quelques critiques virulentes:
- mais positive sur le positionnement QUEER
- sur le fait de l'inutilité de cela car chacune étant invisible pas besoin de "déclarer un genre"
-une très méchante et sans intérêt ni réflexion , sur le fait que cette personne avait des amiEs trans et qu'ici elle avait l'impression de se retrouver dans une bidochonnerie.......je passe ça fait mal surtout quand c'est anonyme et le dimanche soir.....
Voilà, artistiquement, beaucoup de compliments aussi , maintenant il faut la faire tourner donc si vous connaissez des bars, des lieux d'expos, des festivals faites tourner mon lien vers mon site où tout sera bientôt visible
Chose importante , quelques trans potes et ftm pour certains ne m'ont pas donné leur avis , donc ......


Je m'autorise un droit de réponse aux commentaires laissés dans mon livre d'or de l'exposition 'destroy genders or fucking genders"Naïel

"Je suis inquiète à chaque fois que le concept de « queer » devient identité. Le « queer » n'a jamais été une identité mais toujours une critique de l'identité. Je pense que si cela cesse d'être une critique de l'identité, cela perd toute sa valeur. "J. BUTLER (article paru dans le monde aout 2007 l'article est disponible ici

http://blog.myspace.com/index.cfm?fuseaction=blog.view&friendID=132021485&blogID=326676216

Je suis tout à fait d'accord avec Judith Butler sur ce point mais pour pouvoir vivre libre aujourd'hui et ensuite pouvoir se passer de la notion d'identité figée il faut pour certaines populations  visibiliser certaines identités que je considère très larges et très mouvantes , comme les "transidentités" en France aujourd'hui. La pensée Queer donne des outils pour penser le monde de façon différente et vivre dans une fluidité absolue des corps des sexualités.......Mais pour aller vers cela , même si on le sait cela entraine des représentations parfois très normées et rigides dans le temps et des paradoxes , il y a encore beaucoup de luttes à mener, pour qu'un jour personne ne soit plus appréhendée par sa couleur de peau, son sexe, son genre juste en tant qu'être humain.....

Mon projet photo ayant subi quelques critiques QUEERS que je comprends très bien , mais je pense qu'il ne va pas à l'encontre d'une pensée queer dans laquelle je me reconnais d'ailleurs, il montre une fluidité des corps, des "identités" dans une remise en question de la société binaire ...Le schéma que j'ai essaye d'ériger avec un ami , est très binaire justement pour laisser la place à tout le monde de pouvoir s'exprimer, et de pouvoir se positionner surtout ( c'est ce qui m’intéresse) en dehors du binaire...Il est daté , la notion de genre d'attachement est là pour passer d'un discours sur les personnes à un discours de la personne et permet de délimiter des champs de révolte par rapport à la société binaire. Ce que dit une personne à un moment aura changé 3mn plus tard et dans un autre espace, c'est juste comme la photo un instantané à un moment précis qui permet de lutter en étant visible.....J'ai longtemps défendu l’idée de "mon propre genre" et je continue de le revendiquer ( comme étant juste une composante de l"identité" à un moment donné et dans un espace donné).....Mais cela me rendait peu visible et non engagéE....Et ne faisait rien avancer en matière de droits.........Le QUEER est possible dans sa théorie mais dans son application elle ( la pensée QUEER) nécessite une démocratisation et un accès à toutEs de cette pensée....Le QUEER est pour beaucoup ( en tout cas son expression dans les arts ....) incompréhensible car les cadres de pensée dont parle J BUTLER dans "DEfaire le genre "ne se sont pas mis en place, et ils ne se mettront pas en place tous seuls.......Je pense que je vais me faire casser par "la communauté QUEER francaise" , mais le QUEER c'est d'abord le "JE" et celui ci ne fait pas toujours avancer les "JE".
Naïel 8/11/07

mercredi, novembre 7 2007

Photos de l'installation "Destroy Genders or Fucking Genders : pour une société non binaire" à Cineffable

Photos de l'installation "Destroy Genders or Fucking Genders : pour une société non binaire" à Cineffable

dimanche, octobre 28 2007

Exposition de photographies DESTROY GENDERS OR FUCKING GENDERS:POUR UNE SOCIETE NON BINAIRE

Exposition de photographies DESTROY GENDERS OR FUCKING GENDERS :POUR UNE SOCIÉTÉ NON BINAIRE

28_10_07.jpg

Ça y est mon expo est pratiquement terminée.....ouf... Elle sera exposée en premier lieu à cineffable du 31 octobre au 4 novembre 2007
Je vous invite tous /toutes/tou sachant que

Citation

"Quelle est la position de Cineffable sur le transexualisme ?
A Cineffable, depuis le tout début, nous sélectionnons systématiquement des films ayant trait au transsexualisme, aussi bien achetouèfe que èfetouache. Nous avons toujours aussi assorti ces séances de débats en y conviant des transsexuelles, c'est-à-dire toute personne, quel que soit son degré de passage, déclarant être une femme (puisque notre festival est non mixte). Il nous semble en effet, pour simplifier à l'extrême et permettre de résoudre cette question du sexe des anges, que le genre peut s'envisager comme un acte déclaratif. Toute personne désirant venir au festival et se considérant femme, y a accès."

voilà ceci dit j'ai vu rarement refuser des FTM ...sinon appelez moi à l'entrée
J’espère vous voir à cette occasion
kiss
Naïel

lundi, septembre 10 2007

PROJET PHOTO VERSION PLUS LISIBLE

PROJET PHOTO VERSION PLUS LISIBLE

Une nouvelle presentation de mon projet photo plus lisible et plus claire est visible ici

http://blog.myspace.com/index.cfm?fuseaction=blog&pop=1

le blogg de http://www.myspace.com/naiel13